Militantes, Militants du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement,
Comme vous le savez déjà, le contact, le dialogue, l’ouverture, sont une des constantes de notre politique tant intérieure qu’extérieure.
Depuis l’avènement de la IIe République, les plus hauts Responsables du Pays n’ont cessé d’approcher le Peuple, soit pour voir de près ses problèmes et ainsi essayer de trouver ensemble des solutions, soit pour voir les réalisations auxquelles il a abouti dans son effort de développement.
C’est ce que je poursuis dans les tournées que moi-même et mes principaux collaborateurs effectuons chaque année. C’est ce but que je vise quand je vais lancer des projets ou inaugurer ceux que le Peuple a réalisés.
Aujourd’hui, j’ai voulu rencontrer une portion de la population qui a des problèmes particuliers. Certains de ceux-ci m’ont déjà été soumis lors des tournées à l’intérieur du Pays et nous avons, sans attendre cette occasion, amorcé des solutions là où cela a été possible.
Aujourd’hui, c’est donc dans un cadre particulier qui vous est réservé que je veux rencontrer vos préoccupations, afin de mieux mesurer l’ampleur des handicaps qui peuvent nous empêcher de poursuivre ensemble et sereinement notre tâche de développer le pays que nous sommes appelés à servir. Nous organisons donc cette rencontre afin d’engager un dialogue franc, susceptible de nous éclairer tous sur nos responsabilités respectives.
C’est là l’objet de la rencontre de ce jour. Chercher ensemble des solutions aux problèmes qui handicapent votre travail et diminuent ainsi votre rendement. Je ne saurais évidemment commencer en vous bernant d'illusions que tous les problèmes que vous m'exposerez trouveront des solutions. J'ai dit, dès les premières heures de la IIe République, que je ne pourrai opérer des miracles. Ce que j'ai promis, c'est d'attaquer les problèmes avec imagination, avec plus d'efficacité, plus de réalisme. C'est dans cet esprit qu'il faut placer cette rencontre, votre technicité pouvant aujourd'hui aider mon imagination et ma meilleure volonté.
Je vous demande donc un dialogue franc et je recommande à tous que personne ne soit inquiété pour ce qu'il aura dit dans la présente réunion du moment que cela est dit dans les normes de la politesse et dans l'intérêt de notre Fonction Publique.
Le but de notre dialogue de ce jour est en effet de nous éclairer mutuellement et non une occasion de rechercher les coupables.
Militantes, Militants du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement,
Je sais que les fonctionnaires ont des problèmes particuliers et que ceux-ci sont plus vivement ressentis dans les villes, spécialement à Kigali.
Plusieurs de ces problèmes m'ont déjà été soumis dans le cadre des Départements Ministériels. Car, notons-le en passant, c'est ce cadre de la hiérarchie dans les différents services qui, en permanence, doit recevoir vos doléances, y trouver des solutions ou soumettre aux instances plus compétentes ceux des problèmes qui échappent à leur pouvoir.
Parmi les problèmes qui m'ont été soumis, j'en relèverais les principaux qui sont relatifs:
- au crédit ;
- aux traitements;
- aux soins médicaux;
- à l’«UMUGANDA» des femmes;
- au transport des fonctionnaires et enfin à la sensibilisation aux idéaux du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement.
Certains de ces problèmes sont assez graves, j'en suis conscient.
S'agissant de la politique de Crédit, j'ai déjà recommandé aux organismes de crédit d'épauler l'effort des collectivités notamment en milieu rural; et pour les crédits individuels, un mécanisme a été créé permettant de servir aussi les moins nantis. J'en profite pour rappeler aux responsables de ces organismes de suivre scrupuleusement la ligne tracée et de cesser de ne servir que celui qui a.
Concernant les traitements des agents et les salaires en général, je sais qu'ils restent insuffisants face à la hausse des prix. Cependant, comme je le disais lors de la clôture des tournées générales dans le Pays en 1975, «le réajustement du pouvoir d'achat, le blocage et le contrôle des prix sont inefficaces lorsque des facteurs externes entrent en jeu pour accentuer la hausse ou lorsqu'il y a insuffisance de la production. Ces difficultés indéniables de juguler la hausse des prix sont malheureusement amplifiées par des spéculateurs éhontés, soucieux uniquement de gonfler leur profit au détriment de l'intérêt général». C'est ce que je disais en 1975.
Le mal qui gangrène la société commerçante est un défi que le public doit relever et son remède ne peut être trouvé sans la conscience, l'honnêteté et l'engagement de certains d'entre vous.
Car en effet, la situation que nous déplorons aujourd'hui au sein de l'Administration n'est que peut-être le résultat de la valeur du travail de chacun à son poste.
En matière de traitements, vous ne devez cependant pas oublier ce que le Gouvernement s'est efforcé de faire depuis quatre ans.
En janvier 1974, à peine une année après la naissance de la IIe République, constatant que les traitements des agents de l'Etat étaient devenus dérisoires face au coût de la vie, le Gouvernement a décidé de les augmenter compte tenu des possibilités financières dont disposait le Pays. Même si cette augmentation ne vous a pas permis de satisfaire tous vos besoins, il n'en reste pas moins qu'elle traduisait la volonté du Gouvernement de revaloriser votre travail.
En octobre 1975, le Personnel sous contrat dans l'Administration Publique a vu sortir un règlement particulier qui devait le régir, et qui fixait en même temps un barème unique des salaires fixés suivant les catégories professionnelles.
En novembre 1975, la Fonction Publique a mis à jour les dossiers des agents sous statut qui n'avaient pas été régularisés depuis une dizaine d'années auparavant. Cette régularisation de grades fut accompagnée de rappels de traitements pour la période commençant le 1er janvier 1974, car plus avant, le Budget National n'était pas en mesure de supporter ces arriérés.
Enfin au cours de l'année 1977, la Fonction Publique vous a régularisés en matière d'augmentations annuelles, étendues, elles aussi depuis plusieurs années pour la plupart des fonctionnaires.
Malheureusement, malgré tous ces efforts, vos traitements, comme ceux de la plupart de nos compatriotes du secteur salarié, sont loin de vous mettre à l'abri des principales préoccupations matérielles.
Et puisque l'inflation est un fait, je demande aux services concernés du Ministère des Finances et de l'Economie et du Ministère de la Fonction Publique et de l'Emploi d'étudier les possibilités de relèvement objectif et réaliste des salaires, afin que les fonctionnaires et toute la population laborieuse ne se sentent pas abandonnés.
En ce qui concerne les Etablissements Publics, nous ne saurions non plus passer sous silence les efforts que le Gouvernement a entrepris ces dernières années pour améliorer leur gestion et harmoniser les statuts de leurs personnels.
Ainsi, le 7 novembre 1975 a été adopté un décret-loi sur les Etablissements Publics. Cette loi-cadre fixe les règles générales de fonctionnement de tous les Etablissements Publics concernés. Administration, budget, comptabilité et contrôle, tout devient uniformisé pour tous les Etablissements en question. La différence se retrouve dans les règlements intérieurs fixés selon la spécificité de chaque Etablissement.
Le 20 décembre 1976, un statut du Personnel des Etablissements Publics a vu le jour. Si le Gouvernement a fixé un statut unique pour tous les Etablissements soumis au décret-loi susmentionné, c'est que la pluralité des statuts qui existaient faisait état de différences, parfois énormes, d'un Etablissement à un autre, notamment en matière de recrutement, de régime disciplinaire et surtout de traitement. Une telle situation conditionnait au départ les candidats dans le choix des postes, favorisant ainsi certains Etablissements et défavorisant d'autres lors du recrutement. Il n'était pas non plus rare de voir des fonctionnaires déjà en place, dans l'Administration Centrale ou ailleurs, demander un transfert de leur cadre à tel ou tel Etablissement à cause des avantages qu'il présentait. Cette tendance est désormais supprimée, car tout le personnel des Etablissements Publics est soumis à un seul statut, celui-ci devant lui-même être non pas identique mais parallèle à celui de l'Administration Centrale.
Si l'application de ce statut n'est pas encore effective c'est qu'il y avait des difficultés qu'il fallait d'abord aplanir, concernant notamment l'intégration du personnel en place.
Nous avons pensé qu'il importait de déterminer d'abord le cadre organique de chaque Etablissement et de placer ensuite le personnel compte tenu de l'organisation et des attributions des divers services.
Les projets d'organigrammes des différents Etablissements Publics viennent d'être examinés par le Conseil du Gouvernement, et j'espère que le statut en question sera appliqué dès cette année.
Concernant les soins médicaux, je sais que les Hôpitaux de l'Etat connaissent depuis plus de deux ans des difficultés d'approvisionnement en équipements et en médicaments, suite entre autres causes à l'inflation qui a gagné le monde entier. Aussi, les fonctionnaires ainsi que les membres de leurs familles, qui devraient bénéficier gratuitement des soins médicaux, sont obligés souvent d'acheter eux-mêmes les médicaments prescrits sans possibilité de se faire rembourser.
Ce problème n'a pas échappé à l'attention du Gouvernement. Ainsi, est-il en train d'étudier la proposition qui lui a été faite de mettre sur pied un système d'assurance-maladie. Bien que ce système nécessitera d'importantes subventions de la part de l'Etat, les fonctionnaires ainsi que tous ceux qui auront la possibilité de s'assurer, seront satisfaits des services médicaux. En effet, l'argent dépensé dans les pharmacies privées pourra alors être remboursé sans difficulté.
Un autre problème épineux qui se pose, notamment dans les villes, c'est celui du logement. Les logements décents manquent cruellement et, quand on en trouve à louer, les bailleurs ne se soucient que de leur profit en demandant des sommes exorbitantes rendant ainsi leurs logements inaccessibles aux salaires moyens.
Le Gouvernement, dans l'esprit de réalisme qui guide toute son action, a franchement dit à la population du Corps des agents de l'Etat qu'il ne pourrait trouver des logements gratuits pour tous ses agents. Des mesures ont été prises qui, peut-être, ont bousculé certaines familles, mais qui résultaient d’une situation que toute bonne volonté peut comprendre. Mais le Gouvernement en ce domaine, n'a pas abandonné ses agents; il loge contre loyer, certains, compte tenu du nombre des maisons disponibles. D'autre part, à la mesure de ses moyens, il a aidé annuellement les fonctionnaires à se construire des logements. Cet effort a été souligné spécialement durant l'année 1977, année de l'Habitat. Il a été soutenu cette année 1978, et le sera dans les années à venir.
Un autre problème qui nécessite des éclaircissements concerne l'UMUGANDA des femmes. Celles-ci souhaiteraient voir leur «UMUGANDA» orienté vers des activités familiales: couture, artisanat, etc.; cela rencontre mes vues et mes instructions. Vous pourriez vous référer au discours prononcé à ce sujet à Mugambazi le 10 juin 1977.
Il y est rappelé notamment le principe de l'égalité de l'homme et de la femme devant les responsabilités professionnelles, sociales, économiques et politiques. Le Manifeste de notre Mouvement nous affirme en effet que «l'émancipation de la femme doit apporter des forces nouvelles pour participer à l'accélération du développement national». La participation de la femme rwandaise à l'UMUGANDA, comme à tout autre secteur du développement, ne peut donc être supprimée.
Mais, j'en conviens avec vous, et les directives ont été données aux services du Ministère de l'intérieur pour la diffusion, le travail physique des femmes, comme de toute autre catégorie de notre société, doit être déterminé suivant les forces physiques de cette catégorie. Chaque cellule ou secteur doit donc déterminer lui-même le travail demandé à chaque catégorie, et pour la femme ce travail doit également tenir compte de son rôle social de mère.
Sous la supervision, et moyennant approbation du Ministre du Plan, chaque cellule départementale décidera donc des travaux à effectuer. Cette décision tiendra compte des priorités du développement, des forces et des moyens disponibles. L'année 1978 a été proclamée Année de l'Elevage. Que vos décisions prennent donc compte également de cet objectif.
Concernant le transport des fonctionnaires, je sais que nos moyens sont insuffisants. Je sais aussi que la plupart doivent franchir de longues distances soit en se rendant au service, soit en rentrant à la maison. Malheureusement, les ressources financières de notre Pays ne permettent pas d'assurer à chacun un moyen de transport individuel. La solution ne peut résider que dans le transport en commun à des frais modestes. Il est donc recommandé aux services concernés d'envisager des autobus en nombre suffisant aux réseaux principaux de la ville et de ses environs.
De même dans le cadre du budget alloué à chaque département, la tendance d'acheter de petits véhicules en grand nombre devrait être supprimée. Ces petits véhicules qui ne sont utilisés que par une catégorie de fonctionnaires doivent être remplacés par des véhicules de plus grande capacité permettant un usage plus collectif.
Militantes, Militants,
Les problèmes des fonctionnaires sont nombreux: il ne m'a pas été possible de les évoquer tous ici. Mais croyez à l'effort du Gouvernement d'y apporter des solutions dans les limites de ses possibilités. Il attend vos suggestions pour compléter cet effort.
A ce sujet, vous n'êtes pas sans savoir qu'une commission nationale et deux sous-commissions nationales pour le Personnel des Administrations Publiques et du secteur privé viennent d'être créées. Ces commissions et sous-commissions seront en fait un autre lieu privilégié de l'étude de vos problèmes de tous ordres, de même qu'elles seront un instrument efficace de dynamisation des Services Publics et du Secteur Privé. En effet, leur mission consiste, faut-il le rappeler, à:
- aider à l'application correcte des textes législatifs et réglementaires;
- servir d'organe de consultation sur toutes les questions relatives au personnel de l'Etat et du Secteur Privé;
- relever toutes situations anormales et proposer des mesures d’assainissement;
- proposer toute mesure de recrutement, de promotion et de perfectionnement du personnel, de nature à rencontrer les impératifs du Plan National de Développement.
Il faut cependant vous signaler que le droit que vous avez de poser vos problèmes doit être exercé dans la discipline, un relâchement dans ce domaine ayant été constaté à maintes reprises.
Ce n'est pas le fait de bouder ou de faire des critiques voilées et désobligeantes qui arrangera les choses. Les rumeurs ne font qu'accroître le mécontentement, source de révolte et de trouble qui entraînent, à leur tour, la répression. Que ceux qui entretiennent un tel esprit aient le courage de quitter l'Administration, car on ne peut servir dignement un maître qu'on tourne en ridicule.
Je profite également de cette occasion pour vous rappeler que tout agent de l'Etat est lié par le secret professionnel. L'indiscrétion de certains a, plus d'une fois, semé le doute dans les esprits, occasionnant ainsi des rumeurs autour des situations les plus sereines, quand le fonctionnement des services ne s'en trouvait pas paralysé. Ceux qui veulent faire carrière dans les Administrations de l'Etat doivent se refuser à de tels agissements.
Tels sont, Mesdames, Messieurs les fonctionnaires, les points que je voulais soulever en guise d'introduction aux échanges de ce jour. Je ne peux que terminer en rappelant à chacun de vous, pilier de notre Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement, que notre action vaudra ce que vaudra le rendement de chacun de vous. Notre Mouvement nous rassemble tous, «sans exclusion aucune, c'est-à-dire sans discrimination de sexe, de religion, d'ethnie, d'origine, de profession ou de condition sociale». A chacun de vous s'adresse particulièrement cet appel du Manifeste qui affirme que: «Le citoyen rwandais rénové doit s'imprégner du principe d'une «Démocratie-Responsable»: c'est dire qu'il doit de plus en plus se sentir obligé à participer activement au développement national et assumer ses responsabilités dans ce mouvement général du peuple rwandais.»
Le travail ne peut être fait par le seul Président de la République, ni par les seuls Ministres, chacun doit fournir tous ses efforts pour faire tourner la lourde machine de l'Etat et de son administration. Le rendement de chacun est donc exigé; et rendement signifie exécution des ordres reçus, initiative, ponctualité, conscience professionnelle. Le Manifeste dit: «Pour nous attaquer efficacement aux problèmes du développement et pour juguler les forces du mal, nous devons nous lever, marcher et agir comme un seul homme et les résultats en seront d'autant plus éclatants». Cette cohésion, cette unité de travail réclame une consultation permanente à tous les niveaux, tant sur le plan vertical que sur celui horizontal. Sachez que les services du département sont complémentaires et que vos attributions ne s'arrêtent pas aux quatre murs de vos bureaux. «La conception et la collaboration à tous les niveaux, dit le Manifeste, tant dans la conception que dans l'exécution des programmes, s'imposent d'une façon impérative comme ligne de conduite pour tous les services». Les responsables exécuteront cette consigne par des réunions périodiques tant dans le cadre de la Cellule du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement que dans celui de l'administration.
Un point a été critiqué, c'est l'animation dans le cadre du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement. J'ai déjà donné, à plusieurs occasions, ma pensée sur ce point. Nul ne peut agir s'il n'est animé. Animer, c'est donner la vie, c'est éclairer, c'est enfin mettre en marche, donner du mouvement. Il importe donc tout d'abord d'animer le mouvement en nous-mêmes, nous imprégner de ses principes et de ses idéaux. Poursuivre cette révolution d'abord par une impulsion intérieure. Voilà l'aspect principal de l'animation. Mais cette révolution doit aussi être extériorisée. Chantons ce que nous croyons et ce en quoi nous avons espoir. L'animation extérieure, c'est donc s'imprégner des idées du mouvement par une action éducative. L'animation est donc, sur cet aspect, un instrument de mobilisation. J'en profite cependant pour vous affirmer que mon voeu est que l'animation ne vise point un quelconque culte de la personnalité ni des slogans vides de sens. Nous avons condamné ensemble un verbiage stérile et avons affirmé que la place est d'abord à l'action. Mais ce qui doit nous réjouir, c'est de voir que tous les citoyens sont imprégnés des idées du Mouvement et surtout qu'ils les traduisent dans les actes. Et en cela, l'exemple doit toujours venir d'en haut.
Militantes, Militants,
Le corps des agents de l'Etat représente une fraction importante de notre grande jeunesse. Aidez donc le Gouvernement à associer pleinement cette jeunesse au processus de développement. Je voudrais donc à nouveau lancer, de la part de mon Gouvernement, un appel particulier à cette jeunesse, pour lui affirmer que le Rwanda, notre Pays, a besoin de toute sa force, sans exclusion aucune. Je voudrais en même temps rappeler à cette jeunesse que notre développement ne résultera point d'une application béate de tous les slogans en «isme» ou en «anti-isme», mais que notre avenir dépendra de l'effort constant que nous aurons fait pour régler notre action sur nos réalités, sur nos moyens et sur notre culture.
Je souhaite à notre assemblée un débat loyal, franc, et fructueux.
Je vous remercie.