Témoignages -

  • « Je crois qu'il faudrait que l'on définisse les responsabilités à partir de nos traditions et que le chef ne soit plus considéré comme étant au-dessus des autres, mais un parmi les autres, et un serviteur. Voilà mon idéal. »
    Jeune Afrique N° 1439 - Kigali, Rwanda le 3 août 1988

Habyarimana; un homme de paix et de conviction

Nous sommes en 1991, la guerre a été déclenchée contre le Rwanda en 1990 par le FPR à partir de l’Ouganda et ce FPR recrute massivement des jeunes Tutsis au Zaïre et notamment dans le Nord et le Sud-Kivu.

En nombre d’individus restreint ressortissants du milieu; nous parvenons à avoir une audience à la présidence rwandaise et le président nous reçoit en personne.

Dans un entretien cordial, nous lui faisons état de la situation et constatons qu’il en était informé et lui faisons offre d’un grand nombre de jeunes gens qui veulent venir combattre volontairement au côté de son armée, en essayant de lui faire comprendre notre inquiétude et le désarroi que nous craignions si ce FPR ‘fanatiquement ethnisé’ gagnait la guerre.

Il nous fit comprendre que le meilleur moyen de lutter en temps de guerre était d’œuvrer pour la paix. Que cette stratégie du FPR était très dangereuse à moyen et long terme non seulement pour les Tutsis, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs africains et qu’il ne fallait pas adopter des stratégies allant dans le même sens.

Il nous dit qu’il espérait convaincre que la guerre déclenchée par le FPR n’avait rien à avoir ni avec la démocratisation du Rwanda ni avec le problème des réfugiés tutsis d’alors ni d’un clivage tribal quelconque. Ainsi, si le vrai agenda du FPR était connu, son aventure s’arrêterait par le fait même.

Anonyme congolais (3Z011)

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