• « Le Rwanda ne cesse de joindre sa voix à toutes celles qui réclament l'instauration rapide, d'un Nouvel Ordre Économique International plus juste et plus équitable, qui tienne compte de l'interdépendance réelle et de la solidarité nécessaire entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement. »
    20e anniversaire de l’Indépendance - Kigali, Rwanda le 1 juillet 1982

Communiqué de lancement du site Internet www.habyarimana.net

En ce 6 avril 2021, 27 ans viennent de s’écouler depuis l’attentat terroriste qui a coûté la vie au Président de la République Rwandaise, Juvénal HABYARIMANA, ainsi que son homologue du Burundi Cyprien NTARYAMIRA. En plus de ces deux Chefs d’État, cet attentat a coûté la vie à dix autres pères de famille, à savoir :

  • Monsieur Bernard CIZA, ministre d’État en charge de la planification, du développement et de la reconstruction du Burundi
  • Monsieur Cyriaque SIMBIZI, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement du Burundi
  • Général-Major Déogratias NSABIMANA, chef d’État-Major des Forces armées rwandaises
  • Ambassadeur Juvénal RENZAHO, conseiller diplomatique du Président rwandais
  • Colonel Elie SAGATWA, secrétaire particulier et chef de la sécurité présidentielle du Président rwandais
  • Docteur Emmanuel AKINGENEYE, médecin personnel du Président rwandais
  • Major Thaddée BAGARAGAZA, officier d’ordonnance du Président de la République Rwandaise et commandant en 2nd du bataillon de la garde présidentielle
  • Major Jacky HERAUD, pilote de l’avion présidentiel, de nationalité française
  • Commandant Jean-Pierre MINABERRY, copilote de l’avion présidentiel, de nationalité française
  • Sergent-Major Jean-Michel PERRINE, mécanicien navigant de l’avion présidentiel, de nationalité française

Cet attentat dont les actuels dirigeants du Rwanda (le général Paul KAGAME en tête) sont responsables comme le démontrent plusieurs témoignages et enquêtes crédibles, est reconnu par l’ONU comme l’élément déclencheur du génocide rwandais.

La tragédie causée par cet attentat a également permis à la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), en violation des Accords d’Arusha, de mettre à exécution son plan de prise du pouvoir par les armes, au prix de la désolation et de l’extermination de la population, et d’imposer un régime basé sur la terreur, la restriction des droits et libertés fondamentaux, ainsi que le mensonge.

Aujourd’hui toute la région des Grands Lacs paye les conséquences de cet acte terroriste que fut l’attentat du 6 avril 1994, notamment la République Démocratique du Congo (RDC) qui compte des millions de victimes des différentes guerres d’agression menées par l’armée rwandaise actuelle, ou par des rébellions souvent soutenues par le Rwanda.

La guerre imposée au peuple rwandais par l’invasion du FPR, le 1er octobre 1990, est venue mettre un coup de frein à une expérience de paix sociale et à une dynamique de développement qui avaient fait leur preuve sous le leadership du Président Habyarimana lequel ne cessait jamais d’appeler ses concitoyens à consolider l’unité, la paix et à s’atteler au développement.

S’inscrivant dans la droite ligne de son prédécesseur, le régime du Président Habyarimana avait fait du développement rural l’axe central de ses politiques de développement. C’est ainsi qu’on avait vu se reproduire dans les différentes régions naturelles du pays, le modèle des projets dits de développement rural intégré. En plus de la mise en place des infrastructures socio-économiques (dont, notamment les routes en terre, les adductions d’eau potable) avec la création d’emplois qui les accompagne, ces projets ont largement contribué à la monétarisation de la campagne, à l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance alimentaire, et à l’amélioration de l’habitat rural. En complément, le réseau des banques populaires, venait participer à la collecte de l’épargne et au financement de projets adaptés, y compris des micro-crédits. Vers la fin des années 80, il y avait pratiquement une branche des banques populaires dans chaque commune si pas dans chaque secteur… Autre composante remarquable de ce souci constant des masses populaires : la construction, dans toutes les communes, de centres de santé et de centres nutritionnels.

La deuxième moitié des années 70 et toute la décennie 80 ont vu se réaliser de nombreux projets d’infrastructures, souvent avec intervention de bailleurs de fonds externes. C’est ici l’occasion de rappeler que, ces derniers, à commencer par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, trouvaient que le Rwanda pouvait servir de modèle à bien d’autres pays en voie de développement pour ce qui est de la bonne gouvernance et l’utilisation judicieuse de ses ressources. Les principaux pays engagés dans la coopération bilatérale avec le Rwanda, partageaient aussi cette analyse.

Qu’il suffise d’en rappeler certaines de ces réalisations : un réseau routier bitumé qui reliait pratiquement tous les chefs-lieux des préfectures ; l’unification et l’élargissement du réseau électrique national avec construction de nouvelles centrales hydro-électriques ; la téléphonie filaire rurale ; la construction de l’aéroport international Grégoire Kayibanda ; le Stade national Amahoro. Et même, pour ceux qui pourraient être tentés de l’ignorer, l’Hôpital Fayçal ; l’immeuble du Parlement plus connu sous son nom initial de CND et … le Village Urugwiro (siège actuel de la présidence de la République).

Vingt-sept ans après l’assassinat de cet homme d’État dont la paix et le bien-être de son peuple étaient la priorité, une génération entière vient d’émerger sans autre source d’information que la désinformation mise en place par le FPR pour asseoir son pouvoir au Rwanda et sa domination dans la sous-région.

L’un des maux qui gangrènent le Rwanda depuis bientôt trois décennies étant ce mode de gouvernance par le mensonge, le moment est venu de rétablir la vérité, seul moyen de cheminer vers une réconciliation réelle du peuple rwandais.

Les peuples voisins du Rwanda qui pleurent les leurs et ont vu la paix de leurs foyers balayée par l’instabilité et les guerres imposées par les autorités actuelles du Rwanda, ont également le droit de se rappeler qu’il fut un temps où le bon voisinage, le respect et la fraternité entre les peuples, ainsi que la coopération pour un développement intégré de la région des Grands Lacs étaient une vision à laquelle le Président Habyarimana était attaché.

Par souci de combattre le travestissement de l’histoire et rétablir la vérité, il est mis en place le site Internet www.habyarimana.net. Ce site se propose de positiver le débat sur son héritage politique au-delà d’une littérature aussi abondante que partiale, au-delà des divers rapports qui se font et se refont au gré des priorités politiques et diplomatiques du jour. In fine, il se propose de montrer que la politique et les actions de cet homme s’enracinaient dans une vision, un idéal, non seulement pour le peuple rwandais, mais aussi pour la région des Grands Lacs et pour l’Afrique toute entière.

Ce site Internet sera également un moyen pour les Rwandais et les amis du Rwanda de témoigner sur les différents aspects de la vie politique et privée du Président Habyarimana. Un moyen pour les Rwandais de libérer leur parole.

Le lancement du site www.habyarimana.net est le début de la réhabilitation de l’histoire toute entière du Rwanda, car comme le disait si souvent le Président Juvénal Habyarimana, l’Histoire jugera… Fait à Paris, le 6 avril 2021

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