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  • « Le Rwanda ne cesse de joindre sa voix à toutes celles qui réclament l'instauration rapide, d'un Nouvel Ordre Économique International plus juste et plus équitable, qui tienne compte de l'interdépendance réelle et de la solidarité nécessaire entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement. »
    20e anniversaire de l’Indépendance - Kigali, Rwanda le 1 juillet 1982

Charles Onana, spécialiste de l’Afrique des grands lacs, sur le Rwanda après le rapport Duclert

Charles Onana, spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs et des conflits armés, docteur en science politique. « Enquêtes sur un attentat – Rwanda, 6 avril 1994 » (L’Artilleur).

Certains événements ont eu beau se dérouler il y a certain temps, ils continuent à mobiliser l’attention car il y a des questions restées sans réponse. C’est le cas du génocide survenu au Rwanda en 1994. 27 ans après les faits, on continue à enquêter.

Récemment, le 26 mars, la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) remettait son rapport au président Emmanuel Macron.

L’historien qui la préside, Vincent Duclert, estimait que la France portait des “responsabilités lourdes et accablantes” dans la tragédie. Alain Juppé, chef du quai d’Orsay de 1993 à 1995, reconnaissait dans une tribune parue dans Le Monde que la France n’avait « pas accompli assez » face au génocide et n’avait pas compris qu’un tel massacre « ne pouvait supporter des demi-mesures ».

Pendant ce temps, on parle peu d’une question pourtant essentielle : qui a tiré les missiles qui ont détruit l’avion transportant le président hutu rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais le soir du 6 avril 1994 ? C’est pourtant l’événement déclencheur du génocide. 

Charles Onana est spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs et des conflits armés, docteur en science politique.

Il publie Enquêtes sur un attentat – Rwanda, 6 avril 1994 (L’Artilleur).