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  • Dernier discours du Président Juvénal Habyarimana
    Soyons patients et gardons l’espoir. Faisons tout pour maintenir la sécurité de tous. Soyons fermes pour sauvegarder notre paix qui constitue la motivation de l’Accord d’Arusha. Luttons ensemble pour promouvoir l’Unité nationale. Je vous invite à garder le calme et à éviter tout acte de provocation. Luttons toutes et tous pour sauvegarder la sécurité et la tranquillité dans notre pays.

Education (Obligation scolaire, liberté d’enseignement, culture de la non-violence)Architecte de la connaissance

La connaissance

En garantissant :

  1. Un climat de paix et de concorde nationale ;
  2. Une organisation de l’État et de la société non basée sur la force militaire ;
  3. Le respect de toutes les confessions religieuses ;
  4. Un langage politique pacifique et unificateur ;

Juvénal Habyarimana a favorisé l’obligation scolaire, réduisant ainsi considérablement le taux d’analphabétisme non seulement parmi les jeunes et les adultes, mais également parmi les hommes et les femmes libres ainsi que les détenus. Fervent catholique, rien ne l’a empêché de promouvoir la liberté d’enseignement, comme en témoigne la reconnaissance des écoles affiliées à d’autres confessions religieuses que la sienne propre (par exemple, l’École Islamique de Nyamirambo).

Le respect inconditionnel de toutes les confessions et de toutes les hiérarchies religieuses, ainsi que la pratique du « multipartisme de l’éducation », ont multiplié les sources de connaissances accessibles aux citoyens. La conséquence directe en a été une augmentation du nombre de candidats à la formation. C’est à travers cette vision et cette politique que s’est développé « l’esprit de tolérance » dans les milieux de l’éducation et de la formation, phénomène qui a également contribué au succès des étudiants rwandais à l’étranger et à leur insertion rapide dans le monde du travail où qu’ils se soient réfugiés.

Une des controverses les plus importantes concerne la réforme scolaire.

Pour mettre fin aux critiques, il est nécessaire de rappeler que le choix de financer la « réforme scolaire » plutôt que la télévision, comme l’ont fait certains pays voisins du Rwanda, a favorisé l’encadrement scolaire des jeunes jusqu’à l’âge de 14-15 ans, au lieu des 12 ans précédemment. Ces jeunes ont ainsi évité de se retrouver livrés à eux-mêmes, sans autre alternative que la rue, et ont pu bénéficier d’une formation professionnelle.

La télévision n’aurait jamais pu résoudre tous les problèmes sociaux auxquels nous aurions été confrontés si le pouvoir avait choisi d’envoyer des milliers de jeunes de 12 ans dans les villes à la recherche d’un emploi. Cette décision en faveur de la réforme scolaire a donc freiné l’exode rural massif et a empêché l’émergence de bidonvilles à l’image de ceux d’autres nations africaines. Bien que l’innovation technologique et le progrès social aient naturellement entraîné une évolution de cette politique, celle-ci conserve tout de même une validité et une logique qui ont procuré des avantages concrets.